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Mayotte : L'officier de gendarmerie, ancien patron du Groupement d'Intervention Régional de Mayotte en 2011, demande à être hospitalisé en service psychiatrique dans l'Hexagone




Mayotte : L'officier de gendarmerie, ancien patron du Groupement d'Intervention Régional de Mayotte en 2011, demande à être hospitalisé en service psychiatrique dans l'Hexagone
L'ancien patron du Groupement d'Intervention Régional de Mayotte (GIR), le capitaine Gérard Gautier, aujourd'hui à la retraite, devait être à nouveau entendu par la justice à Mayotte, au début du mois de juillet. Sa garde à vue devait reprendre, là où elle s'était interrompue.

Mais le principal intéressé n'a pas pris son avion, ce dimanche, à destination de l'île aux parfums, selon Kwezi Télévision, et a demandé d'être hospitalisé en service psychiatrique dans l'Hexagone.

Placé en garde à vue le 17 juin dernier à la direction centrale de la police judiciaire de Nanterre, dans le cadre d'un trafic présumé de stupéfiants sur l'île aux parfums, l'ancien patron du GIR de Mayotte avait retrouvé la liberté, suite au retard du juge devant lui notifier le prolongement de sa garde à vue.

L'officier de gendarmerie avait choisi d'être assisté pour sa défense par Maître Francis Szpiner, ténor du barreau parisien, pour le second volet de sa garde à vue à Mayotte.

Un autre membre du GIR attendu lui aussi pour une reprise de garde à vue dans cette affaire et resté en métropole, a fait valoir des soins médicaux à domicile pour dépression nerveuse, avec certificat médical à l'appui et ce qui rend impossible tout interrogatoire à Mayotte.

Pour rappel, le samedi 22 juin, deux membres du GIR (un gendarme et un policier) ayant travaillé au sein du GIR avaient été mis en examen pour trafic de stupéfiants, mais étaient ressortis libres après 96 heures de garde à vue du commissariat de Mamoudzou, tout comme un autre gendarme placé sous statut de témoin assisté.

Selon le journal France Mayotte, ces gardes à vue lancées sur commission rogatoire du juge d'instruction Hakim Karki, et les mises en examen qui ont été déjà prononcées, n'ont pas une relation directe avec l'affaire Roukia, mais pourraient permettre à la justice de comprendre le fonctionnement interne et les rouages d'exécution au sein du GIR de Mayotte en 2011.

Le corps sans vie de Roukia, âgée de 18 ans, a été découvert le 15 janvier 2011, à moitié enterré, dans le Nord de Mamoudzou.
La jeune lycéenne est morte selon l'autopsie suite à une overdose d'héroïne, drogue dure qui aurait été indirectement remise sur le marché local par des agents des forces de l'ordre de Mayotte qui étaient en poste à l'époque des faits au GIR, et ce, via leurs indicateurs comoriens, nommés localement "tontons".



Assani Badrudin

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