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Maurice : Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, tire à boulets rouges contre "ceux qui font de la politique pour se remplir les poches"




Le Premier ministre de l'île Maurice, Navin Ramgoolam, a tiré à boulets rouges samedi lors des célébrations du 179e anniversaire de l'arrivée des premiers engagés indiens débarqués à l'Aapravi Ghat de Port-Louis contre "ceux qui font de la politique pour se remplir les poches".

Faisant référence au Mahatma Gandhi qui poussait le simple citoyen à s'engager en politique, Navin Ramgoolam a expliqué que c'est "l'engagement politique qui peut apporter le changement dans le pays", tout en précisant que "cependant, l'engagement politique équivaut à faire des sacrifices pour l'avancement du pays", comme le relate le journal Week-end.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a aussi souligné que les travailleurs engagés indiens sont un exemple de persévérance et que le peuple mauricien a un devoir de mémoire envers ses premiers migrants.

"Nous sommes un pays d'émigrés. Nous devons ramer ensemble étant donné que nous sommes aujourd'hui dans le même bateau", a rappelé Navin Ramgoolam au terme de son discours.

Pour rappel, le 2 novembre est jour férié à l’île Maurice, en souvenir des coolies, travailleurs engagés indiens qui ont débarqué en nombre sur l’île, à partir du 2 novembre 1834 et l’arrimage de l’Atlas sur les quais de Port-Louis, avec son bord les 72 premiers engagés, simples laboureurs, en provenance de Calcutta.

Le mot "kuli" en tamoul se traduit par salaire.

L'Aapravasi Ghat (en hindi Aapravasi signifiant immigré et Ghat, abri temporaire), situé à Trou Fanfaron, à quelques encablures de Port-Louis est le lieu de débarquement, avec une quarantaine sanitaire obligatoire sur place, de quelque 450.000 hommes et femmes, qui contribueront à bâtir l’Ile Maurice, pour un salaire mensuel de cinq roupies, soit environ 0,13 centime d’euro.

D’autres vagues d’immigration de grande ampleur suivront en provenance de Bombay, Calcutta ainsi que Madras, et ce, jusqu’en 1920.

En manque de main-d'œuvre servile après l'abolition de l'esclavage promulgué le 1er février 1835, avec l'interdiction de la traite négrière, l'industrie sucrière de l'île Maurice aux mains de la couronne britannique a ainsi recours à des travailleurs sous contrat, pour pallier l’absence de centaines de milliers d'esclavages africains affranchis.

Plus de la moitié des coolies ont décidé de rester à l’île Maurice, à la fin de leur contrat de cinq ans et de ne pas faire le voyage retour vers leur pays d’origine.




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