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L'ancien patron du GIR sera à nouveau entendu par la justice en juillet, mais cette fois-ci à Mayotte et sera assisté pour sa défense par Maître Francis Szpiner




L'ancien patron du GIR sera à nouveau entendu par la justice en juillet, mais cette fois-ci à Mayotte et sera assisté pour sa défense par Maître Francis Szpiner
L'ancien patron du Groupement d'Intervention Régional de Mayotte, le capitaine Gérard Gautier, aujourd'hui à la retraite, sera à nouveau entendu par la justice, au début du mois de juillet, mais cette fois-ci à Mayotte et devrait reprendre sa garde à vue, là où elle s'était arrêtée, selon Kwezi Télévision.

L'officier de gendarmerie sera assisté pour sa défense par un ténor du barreau parisien, Maître Francis Szpiner.

Placé en garde à vue en début semaine dernière à la direction centrale de la police judiciaire de Nanterre, dans le cadre d'un trafic présumé de stupéfiants sur l'île aux parfums, l'ancien patron du GIR de Mayotte a été libéré, suite au retard du juge qui devait lui notifier le prolongement de sa garde à vue.

Pour rappel, samedi dernier, deux membres du GIR (un gendarme et un policier) ayant exercé leur fonction au sein du GIR ont été mis en examen pour trafic de stupéfiants, mais sont ressortis libres de leur garde à vue de 96 heures du commissariat de Mamoudzou, tout comme un autre gendarme qui a été placé de son côté sous le statut de témoin assisté.

Selon le journal France Mayotte, cette série de gardes à vue de la semaine dernière sur commission rogatoire du juge d'instruction Hakim Karki, et les mises en examen qui s'en sont suivies, n'ont pas de lien direct avec l'affaire Roukia, mais pourraient permettre à la justice de décrypter le fonctionnement exact du GIR sur l'île aux parfums.

Le corps sans vie de Roukia, âgée de 18 ans, a été découvert le 15 janvier 2011, à moitié enterré, dans le Nord de Mamoudzou.

La jeune lycéenne est décédée suite à une overdose d'héroïne, drogue dure qui aurait été indirectement réintroduite sur le marché local par des agents des forces de l'ordre de Mayotte qui étaient en poste à l'époque des faits au GIR, et ce, par l'intermédiaire de leurs indicateurs comoriens, appelés localement "tontons".







Assani Badrudin

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