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Comores : Vives réactions politiques à la suite de l'acquittement dans le procès de l'assassinat du Colonel Ayouba Combo




Comores : Vives réactions politiques à la suite de l'acquittement dans le procès de l'assassinat du Colonel Ayouba Combo
Le verdict d'acquittement controversé dans l'assassinat du Colonel Ayouba Combo,  de trois sous-officiers de l'armée comorienne et surtout de l'ex-chef d’Etat-major, Salimou Mohamed Amiri, continue à susciter de vives réactions dans la classe politique comorienne.

La cour d'assises de Moroni a rendu leur liberté vendredi dernier, aux quatre ex-frères d'armes du Colonel Ayouba Combo, au bénéfice du doute.

L'ancien proche de l’ex-président Ahmed Abdallah Sambi et chef de corps, Ayouba Combo a été assassiné à son domicile, le corps criblé de balles le 13 juin 2010.
 
Ikililou : "Nous ne pouvons pas laisser ce crime impuni. Sinon qui sera la prochaine victime ?"
 
L'actuel président des Comores Ikililou s'est dit respectueux de l'indépendance de la justice, tout en soulignant que tout sera fait pour ce crime ne reste pas impuni. "Je prends acte et je respecte la décision de la justice, car c'est la justice qui doit dire qui est coupable et qui est innocent... Le gouvernement est engagé pour que l'auteur ou les auteurs du crime soient retrouvés et jugés... Certains d'entre nous ont entendu le mitraillage criminel qui lui (Ndlr : Colonel Ayouba Combo) a ôté la vie. Nous ne pouvons pas laisser ce crime impuni. Sinon qui sera la prochaine victime ?", a-t-il souligné lors de son discours d’inauguration d’un commissariat à Fomboni-Mwali.

Et de faire preuve de détermination et de volontarisme pour retrouver le ou les assassins du Colonel Ayouba Combo. "Nous sommes déterminés à relancer cette enquête pour connaitre qui a tué le Lieutenant-colonel Combo", a déclaré le président comorien Ikililou.
 
Sambi : "Des gens mal intentionnés ont voulu commettre des actes subversifs sur le territoire national"

Pour l'ex-homme fort de l'archipel au pouvoir de 2006 à 2011, Mohamed Sambi, son intervention diffusée sur la toile, depuis son appartement des Émirats Arabes Unis, sur le ton de la défensive a fait l'effet d’une bombe à retardement dans l’archipel des Comores.

L'ex-président a nié toute implication personnelle dans l'assassinat du Colonel Ayouba Combo. Mohamed Sambi s'est défendu dans une sobre vidéo d'une vingtaine de minutes, arguant que sa culture, son éducation, sa religion lui interdisent de "tuer" quelqu’un ou de s’associer à un crime.

"Des gens m'accusent avec mon ministre de la défense et mon entourage que nous sommes les commanditaires de l'assassinat de Combo... et que ces propos sont diffusés par la radio nationale... des gens mal intentionnés ont voulu commettre des actes subversifs sur le territoire national, raison pour laquelle ils ont assassiné Combo", a-t-il également précisé.

Au moment de l’assassinat du Colonel Ayouba Combo en 2010, l'armée de l'archipel est aux prises à de vives querelles intestines.

En avril, la maison du chef de la police est détruite par un incendie. A la suite de cet acte criminel, le général Salimou Amiri, chef d'état-major, rédige une lettre impliquant le chef du cabinet militaire du président Sambi, accusé de planifier une action militaire pour éliminer le président Sambi.

Selon certaines confidences, le Colonel Ayouba Combo, sans être cité directement, est aussi clairement visé par ce courrier accusatoire. Un climat délétère s'installe ainsi au sein de la grande muette et fait rage dans l’ombre.

Le Colonel Ayouba Combo, proche du mercenaire franco-comorien Bob Denard, a participé aux nombreux coups d'Etat qui ont secoué la vie politique tumultueuse de l'archipel des Comores.




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